Table de Concertation en Violence Conjugale et Agressions à Caractère Sexuel de Laval

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PRISES DE POSITION

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Est-ce que vous avez des comportements violents auprès de votre conjointe?

Index de l'article
Est-ce que vous avez des comportements violents auprès de votre conjointe?
Les comportements de contrôle ou de violence
Pourquoi suis-je comme ça?
Oui, mais...
J'ai besoin d'aide
Comment ça se passe si je consulte?
Suis-je seul à vivre ça?
Ressources d'aide
Annexe : les 5 formes de violence
Toutes les pages

*** Ce texte a été produit par l’organisme L'Accord-Mauricie, en étroite collaboration avec la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval. Nous les remercions pour leur précieux travail. 

Mise en contexte

« C’est arrivé une fois, faut en revenir! » 

« Ça brasse au travail, j’ai de la pression, pis tu viens m’emmerder avec tes histoires! »

« C’est juste une claque, j’t’ai pas battue. »

« Tu le sais que chu jaloux pis tu gardes ton ex dans tes amis Facebook, tu me cherches! »

« J’avais bu, chu pas violent, j’ai eu un black out. »

« T’es même pas assez intelligente pour voir que tu comprends rien! »

 
Vous êtes allés trop loin. Vous le savez, mais vous estimez que vos actes sont justifiés. Après tout, les chicanes, ça arrive dans tous les couples. Elle a eu peur? C’est qu’elle est marquée par son ex, LUI, il était violent. Intérieurement, vous avez des soucis. Est-ce que ça vous rend irritable? Non! Dans la vie, il ne faut pas s’apitoyer sur son sort. Vous êtes un homme, vous savez gérer ça. Elle a compris maintenant, elle va faire attention, une petite soirée en amoureux et le tour est joué…


Nouvel incident…

« Elle est trop permissive avec les enfants, moi je leur dis une fois et c’est fini, faut que je fasse tout! »

« Elle est influençable, hystérique, dépressive, j’ai pas le choix de la réveiller! »

« Mon ex m’a trompé, j’ai la confiance fragile maintenant. »

« Chu impulsif, mais chu pas violent, j’étais sur les nerfs. »

 
Vous êtes allé trop loin et vous le savez. Intérieurement, vous vous sentez dépassé, en colère, à bout, coupable, honteux, irrité, mêlé, triste. Vous vous faites des scénarios négatifs et commencez à avoir peur de perdre le contrôle. Vos enfants, votre conjointe, sont choqués, apeurés, blessés. Consulter? Voyons, ce n’est pas vous le problème! Si elle fait ce que vous demandez, vous ne serez pas obligé d’en arriver là. Vous allez régler la question en famille. Ils vont comprendre et vous aider à ne plus les agresser. Vous consentez à madame que vous pourriez mieux communiquer vos besoins et que vous êtes prêts à envisager une thérapie de couple, parce qu’après tout, chacun a sa part de responsabilité dans le conflit, c’est 50-50. Vous remettez donc rationnellement le compteur à zéro, en laissant de côté votre état intérieur et les impacts de vos comportements.


Récidive

« Elle était couchée, elle avait pas fait le souper, les enfants criaient, j’ai sauté un plomb! »

« Elle est rentrée à 22h00 de chez son amie et n’a pas vu le temps passer. Elle m’aime pas, celle-là et elle lui brouille les idées. Hey, c’est qui  le cave? »

« Encore Facebook! Et elle ferme tout quand j’arrive! J’ai-tu une poignée dans le dos, moi? »

« C’était peut-être violent, mais c’est pas moi d’habitude, j’ai vu rouge! »

 Vous êtes allé trop loin et vous le savez, mais cette fois, ça va vraiment mal. Madame remet en question la relation, elle veut prendre ses distances et réfléchir. Elle est partie, elle est allée en maison d’hébergement et vous craignez qu’elle porte plainte ou qu’elle vous quitte pour de bon. Elle vous évite, il y a eu plainte pour violence à votre endroit, la DPJ est intervenue, etc. Intérieurement, vous avez peur. Vous regrettez vos gestes, promettez de changer, vous avez compris cette fois, vous lui ferez plaisir et irez consulter.

Entre nous, quelle aide recherchez-vous? Êtes-vous un homme ayant des comportements de contrôle ou de violence envers votre conjointe ou vos enfants?


Les comportements de contrôle ou de violence


Voici quelques exemples de comportements violents ou de contrôle :

Envers la conjointe :

- Ouvrir son courrier

- Dénigrer son corps, son apparence physique

- La placer en position de quémander de l'argent

- Lui faire peur avec des regards (yeux intimidants) ou des gestes (pointer du doigt)

- Lui dire que c'est de sa faute si...

- Se servir des enfants pour transmetre des messages ou la blesser

- La traiter de noms / l'insulter / l'humilier / la dénigrer / l'injurier

- Se servir de confidences pour la rabaisser (en privé ou devant des gens)

- Bouder, l'ignorer. La priver d'affection et de contacts pour qu'elle sente votre rancune

- Claquer des portes, frapper dans les murs

- Insister pour faire l'amour après une dispute

- Menacer de vous suicider ou lui faire des menaces de toutes sortes

- Lui demander avec insistance où elle est, où elle va, où elle était et avec qui

- Prendre de l'alcool ou de la drogue, ce qui l'insécurise encore plus

- Lui dire qu'elle devrait vous accepter comme vous êtes (impulsif, possessif, colérique...)

- Lui dire qu'elle est ridicule d'avoir peur de vous

- Lui dire qu'elle va briser la famille ou perdre les enfants si elle veut se séparer

- Etc.


Envers les enfants : 

- Crier après eux

- Critiquer leurs idées, leurs sentiments, leurs activités, leurs comportements, leurs besoins, etc.

- Dénigrer leurs amis

- Détruire, « perdre » ou dénigrer des objets/jouets préférés de vos enfants

- Chercher à les manipuler pour changer leurs idées (ou faire accepter les vôtres)

- Menacer de les frapper pour qu'ils se calment

- Les empêcher de s'exprimer : en coupant la parole, en parlant plus fort qu'eux, en leur rappelant leurs erreurs ou en ne parlant que de vos affaires

- Guetter leurs erreurs et les leur rappeler ensuite

- Les forcer à choisir entre vous et leur père (si ce n'est pas vous)

- Les retenir de force (au mur, sur le lit, à genoux, par terre)

- Les pousser, les bousculer, les brasser, les secouer

- Rire de leur gêne ou de leur pudeur

- Encourager vos enfants à être durs, « toughs », les faire fâcher ou les « bardasser » pour qu'ils répliquent

- Tomber sur leur dos lorsque ça va mal avec votre conjointe

- Etc.

Alors, vous reconnaissez-vous dans certains de ces comportements de contrôle? 


La dynamique violente : comprendre la violence sans la cautionner

 

Drapeau rouge

Une problématique de violence dans le contexte d’une relation privilégiée (amoureuse, familiale) prend, la plupart du temps, racine dans les expériences marquantes vécues par la personne. D’une ampleur relative selon les individus, et plus ou moins enfouies en eux-mêmes, ces expériences comportent des blessures affectives qui touchent à l’abandon, au rejet, à l’humiliation, à la peur, à l’injustice, à la trahison, à l’intégrité physique ou psychologique.

Le conjoint à comportements violents se cramponne à la violence, son exutoire, qui lui permet de garder à distance ses émotions intolérables. Il tient aussi fortement à son « droit » de l’utiliser, c’est-à-dire à ses justifications de violence. Les comportements violents peuvent aussi prendre racine à même une variété d'idées reçues ; par exemple, la croyance bien ancrée chez plusieurs individus que leur statut d’homme, au sein du couple, légitimise, dans une certaine mesure, le recours à la violence. Or, dans une société qui tend vers l’égalité entre les sexes, nous devons encore travailler fort pour extraire cette idée ou encore celle, tout aussi bien ancrée, « qu’il y a parfois des circonstances atténuantes à dépasser les bornes ». Ces croyances soulagent la culpabilité, donnent bonne conscience… Mais elles permettent surtout au conjoint violent d’éviter de faire un examen de conscience, de se regarder dans le miroir.

On ne saurait trop insister : nul n’a le droit d’utiliser les attributs de son sexe, ses forces, ou encore des moyens déloyaux au détriment de l’être aimé. Point. Concrètement, la situation conjugale est un déclencheur et l’homme à comportements violents réagit à ce qu’elle évoque de négatif en lui. Tant que le comportement « fonctionne » et qu’il est « toléré », il continue à être utilisé. Voilà pourquoi nous affirmons que la violence est un choix, non pas une maladie. 


De la justification à la responsabilisation

La justification est probablement l’aspect le plus important de la problématique du conjoint violent, et aussi celui qui est le plus difficile à « défaire ».

« Elle m’a cherché. »

« La main m’est partie toute seule. »

 « Je suis dépendant affectif. »

« J’ai subi de la violence quand j’étais jeune. »

« Elle est violente, elle aussi. »

« Elle a un trouble de la personnalité limite. »

« Je ne suis pas capable de m’exprimer. »

« Je suis né comme ça. »

« Je l’aime trop! »

« Je ne peux pas vivre sans elle. »

« J’avais bu… »

Etc.


Se justifier temporairement parce qu’on est mal à l’aise est monnaie courante. Par contre, se désengager de ses actes, c’est l’équivalent de dire : « si c’était à refaire, je recommencerais », ou encore, « si ça continue, je vais me permettre de recommencer ».

Entre nous, si votre main est « partie toute seule », c’est tout de même vous qui la commandiez, non? Si vous avez souffert dans votre vie, vous n’avez pas à faire souffrir les autres pour autant. Et vous conviendrez qu’il y a 5 % d’alcool dans une bière et non 5 % de violence.

Même si vous demeurez persuadés que vous ne pouvez ou n’avez pu faire autrement, cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. Il est peut-être temps d’aborder le problème différemment. Vous avez le choix entre vous déresponsabiliser, ou alors vous responsabiliser et demander de l’aide.


La demande d’aide pour un homme ayant des comportements violents en contexte conjugal et familial

Voici la réalité : dans près de 90 % des cas, la demande d’aide des hommes pour leurs agirs violents en contexte conjugal passe par une forme de contrainte. Que ce soit par le biais de la demande insistante de la conjointe ou par l’ordonnance formelle du système judiciaire, l’incitatif premier est d’éviter la conséquence négative (désapprobation de l’entourage, séparation, conséquences judiciaires). Bref, c’est une motivation extérieure qui conduit l’homme à s’asseoir dans le siège du client. « Quelqu’un veut que vous changiez ». Ceci étant dit, rien n’est perdu. Tout homme qui s’approprie sa démarche et s’y engage sérieusement peut s’améliorer.

Deux dimensions (qui sont interreliées) expliquent la difficulté de la demande d’aide : les caractéristiques de la masculinité et la lecture que l’on fait du problème.

La première implique la socialisation des hommes. Bien que celle-ci tende à s’éloigner des stéréotypes traditionnels dans la société d’aujourd’hui, la valorisation de l’identité masculine est toujours fortement conditionnée par des attributs de force et d’invulnérabilité émotionnelle. Pour certains hommes, la croyance qu’il est légitime d’utiliser la violence pour parvenir à ses fins est bien ancrée. Et encore et toujours, la socialisation et les rôles masculins ne favorisent pas l’expression des sentiments et le contact avec la vie personnelle intérieure, mais impliquent plutôt la compétence, le succès, la réalisation de soi, la confiance en soi, l’agressivité, l’audace et la témérité. Être un homme, un vrai, c’est réussir et demander de l’aide est contraire aux codes en vigueur, c’est admettre son impuissance, son échec. Reconnaître qu’on se sent triste ou déprimé parce qu’on a un problème, c’est honteux, c’est être faible : il ne saurait en être question! Ceci aide à expliquer, du moins en partie, pourquoi l’homme cherche à garder le contrôle jusqu’à la crise.

La seconde concerne la perception du problème. Si la cause des comportements est attribuée à des facteurs externes et que l’homme s’estime victime des circonstances, il ne se considère sans doute pas violent et par conséquent, ne demande pas d’aide. De plus, au-delà des gestes à proprement parler, il y a la question de l’intention qu’ils recèlent, de l’objectif visé, à savoir la prise de contrôle sur l’autre. Lorsqu’on parle de violence, on veut dire tout geste, parole ou attitude visant à assujettir l’autre à nos besoins ou désirs. Ce sont des comportements qui contraignent, qui permettent d’imposer notre volonté. Cette violence a donc pour fonction le contrôle et s’exprime à travers 5 formes : économique, sexuelle, verbale, physique, psychologique/sociale.

Pour plus d’informations sur les 5 formes de violences, cliquez ici. 


Entreprendre une démarche : l’accueil et l’évaluation

Homme : « Ouain, c’est pour un rendez-vous »

Intervenant : « D’accord. On vous a référé chez nous? »

Homme : « Ben, c’est ma femme, là, elle m’a donné votre pamphlet. »

Intervenant : « Elle l’a eu au CLSC? »

Homme : « Non, à la maison des femmes, là. On lui a dit que chu ben violent pis qu’y faut que je me fasse soigner, ça a l’air… »

Intervenant : « Qu’est-ce que vous en pensez, vous? »

Homme : « Ben, ch’pogne les nerfs pis je chiale, mais c’est pas physique. En tous cas, m’a t’expliquer ça quand j’vas te voir. »

Intervenant : « J’vous écoute, vous m’avez l’air tendu en ce moment »

Homme : « Ouain, ça va mal, là, j’ai perdu ma job, pis là… y a ça qui arrive en plus (silence, sanglots). »

Intervenant : « C’est difficile, je comprends, on en parlera, OK? »

L’événement de violence plus ou moins récent à l’origine de votre demande de services a eu des séquelles et cette crise vous laisse démuni ou, à tout le moins, vous place en déséquilibre. Vos difficultés émotionnelles, longtemps niées, évacuées par la violence, absorbées par votre conjointe, vous reviennent de plein fouet et vous ne savez qu’en faire. Vous lui en voulez. Elle vous laisse tomber et vous devez maintenant aller vous faire moraliser par un inconnu.

Une première rencontre de consultation auprès d’un organisme qui intervient auprès des conjoints à comportements violents peut être une grande source d’anxiété. Vous vous y présenterez peut-être à reculons, parce que vous avez peur du jugement, avez honte, êtes en colère, vous vous sentez coupable, vous niez ou sous-estimez le problème. Ce sont des états et attitudes que l’on retrouve fréquemment à cette étape. 

Sachez que vous serez accueillis ― dans ce que vous êtes et vivez ― par une écoute bienveillante et exempte de jugement. Toutefois, l’attitude neutre (sans parti pris pour l’un ou l’autre des conjoints) s’accompagne d’un positionnement clair quant à la philosophie de l’intervention : nous travaillons avec vous, mais nous sommes contre la violence.

Nous en arrivons ainsi à l’enjeu du travail thérapeutique : le changement. Pour changer vraiment, il importe de faire face à ses difficultés intérieures et pour cela, il faut renoncer à ses comportements et à la légitimité qu’on leur accorde. Ce processus implique donc autant la guérison intérieure que la responsabilisation.

Les étapes du changement sont les suivantes :

  •    Reconnaître votre problème
  •    Dévoiler vos attitudes et comportements
  •    Reconaître l'intention de vos gestes
  •    Conscientiser l'impact des agirs sur vos proches
  •    Vous approprier votre monde affectif
  •    Assumer les conséquences et pertes découlant de votre violence, rechercher la réparation
  •    Comprendre les sources de votre violence et vous en libérer

 

Vous comprendrez que ce processus requiert du temps et de l’engagement. On ne plonge pas dans la souffrance sans préparation et sans avoir à remonter à la surface régulièrement. Le rythme de chacun est à respecter.

Alors, pouvez-vous changer? Même si vous pensez que non, nous croyons pour notre part que si vous vous engagez sérieusement dans un processus de responsabilisation de votre dynamique de violence, vous pouvez y arriver, pour votre mieux-être et celui de vos proches.


Intégrer un groupe d’aide pour conjoints ayant des comportements violents 

 « Comment ça, en groupe? »

« J’veux pas être avec des batteurs de femmes! »

« Je l’sais, si j’en entends un dire qu’il a frappé son enfant, j’vas y sauter dessus! »

« Me semble qu’en individuel, j’aurais plus de temps pour parler de moi… »

« Je suis trop gêné… »

 Pourquoi le groupe, dites-vous? Pour constater que vous n’êtes pas seul et qu’il y en a d’autres « bons gars » qui ont des comportements négatifs et des difficultés à gérer ce qu’ils vivent. Pour vous enrichir du vécu des autres, parce que vous vous y reconnaissez. Pour comprendre encore mieux par des mises en situation. Pour le soutien, l’entraide, l’altruisme. Pour ce que vous donnerez et recevrez de constructif. Pour l’esprit d’équipe. Pour être entendu. Pour mieux vous connaître (1)

Plusieurs clients se montreront d’emblée réticents à l’idée de participer à un programme de groupe. Ces craintes ne sont pas négligées dans le processus d’accueil. Souvent liées à des idées négatives préconçues, elles se résorbent généralement lorsque les règles de fonctionnement sont présentées, lesquelles précisent les conditions de respect, de sécurité et de non-violence propres au cadre thérapeutique.

L’approche de groupe est privilégiée dans la plupart des organismes au Québec. Le suivi individuel peut être offert dans certaines conditions. De type « ouvert », un groupe intègre de nouveaux participants lorsque des places se libèrent. Cette structure est facilitante pour les nouveaux venus, les « anciens » offrant un soutien précieux qui encourage la persévérance dans la démarche.

Alors, êtes-vous prêt à vous investir pour vous-même? Vous êtes le bienvenu! En cliquant, vous accéderez à une liste de ressources qui offrent de l’aide aux hommes, à Laval et ailleurs au Québec.

(1) Texte inspiré de : Lindsay, J., Turcotte, D., Montminy, L, Roy, V. (2006). Les effets différenciés de la thérapie de groupe auprès de conjoints violents : une analyse des facteurs d’aide. Collection études et analyses, no 34. Québec : Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF).



Ressources d'aide

En cliquant, vous accéderez à une liste de ressources qui offrent de l’aide aux hommes, à Laval et ailleurs au Québec.


 
Annexe : les 5 formes de violence


Économique
 : la plus méconnue. Sachez que la situation n’est pas normale si :

  • Vous surveillez ou restreignez de façon excessive les ressources financières et matérielles familiales
  • Vous exigez de votre conjointe qu’elle vous rende compte de chaque dépense
  • Sous prétexte de faire le plus gros salaire, vous mettez en péril le budget familial par des dépenses imprévues
  • Vous contractez des dettes sans le consentement de votre conjointe, vous l’empêchez de travailler, exigez sa paye, la volez, etc.
  • Vous récompensez votre conjointe par des cadeaux ou de l’argent suite à vos sautes d’humeur


Sexuelle
 : la plus taboue, et celle qui est admise le moins facilement. Vous exercez de la violence sexuelle si :

  • Vous forcez votre conjointe à avoir des rapports sexuels avec vous ou avec d’autres personnes
  • Vous l’obligez à porter des vêtements érotiques, à regarder du matériel pornographique, à prendre des positions qu’elle n’aime pas
  • Vous la poussez à avoir des relations sexuelles non protégées, malgré les risques
  • Vous dénigrez son physique et ses habiletés sexuelles, vous l'humiliez en la comparant à d'autres personnes


Verbale 
: la plus banalisée. Elle s’entend et prend différentes formes :

  • Crier
  • Menacer
  • Donner des ordres
  • Insulter
  • Dénigrer
  • Utiliser le chantage
  • Etc.
     

Physique : la plus visible. C’est aussi la plus connue, et la plus facile à reconnaître. Quand la violence physique se manifeste, la violence psychologique est généralement déjà présente dans la relation de couple.

La violence physique s’exprime de différentes façons :

  • Bousculer
  • Pousser
  • Serrer les bras
  • Tirer les cheveux
  • Lancer des objets
  • Menacer avec une arme
  • Infliger des brûlures ou encore des fractures.


Psychologique-sociale
 : la plus sournoise. Elle peut être difficile à reconnaître, ne laissant aucune trace sur le corps et étant souvent subtile. Elle ruine l’estime personnelle de votre conjointe et l’amène à se sentir confuse, à douter d’elle-même. Elle s’exprime de diverses façons :

  • Critiques
  • Blâmes
  • Bouderies
  • Indifférence
  • Silences
  • Dénigrement

Vous pouvez aussi ridiculiser votre conjointe, ou peut-être même la menacer de vous suicider. 

 

Source ; REGROUPEMENT PROVINCIAL DES MAISONS D’HÉBERGEMENT ET DE TRANSITION POUR FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE. « Problématique » IN Qu’est-ce que la violence conjugale?http://www.maisons-femmes.qc.ca/problematique/definitions.html Consulté le 25 octobre 2008.