Table de Concertation en Violence Conjugale et Agressions à Caractère Sexuel de Laval

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PRISES DE POSITION

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Est-ce que vous avez des comportements violents auprès de votre conjointe?

Index de l'article
Est-ce que vous avez des comportements violents auprès de votre conjointe?
Les comportements de contrôle ou de violence
Pourquoi suis-je comme ça?
Oui, mais...
J'ai besoin d'aide
Comment ça se passe si je consulte?
Suis-je seul à vivre ça?
Ressources d'aide
Annexe : les 5 formes de violence
Toutes les pages

La dynamique violente : comprendre la violence sans la cautionner

 

Drapeau rouge

Une problématique de violence dans le contexte d’une relation privilégiée (amoureuse, familiale) prend, la plupart du temps, racine dans les expériences marquantes vécues par la personne. D’une ampleur relative selon les individus, et plus ou moins enfouies en eux-mêmes, ces expériences comportent des blessures affectives qui touchent à l’abandon, au rejet, à l’humiliation, à la peur, à l’injustice, à la trahison, à l’intégrité physique ou psychologique.

Le conjoint à comportements violents se cramponne à la violence, son exutoire, qui lui permet de garder à distance ses émotions intolérables. Il tient aussi fortement à son « droit » de l’utiliser, c’est-à-dire à ses justifications de violence. Les comportements violents peuvent aussi prendre racine à même une variété d'idées reçues ; par exemple, la croyance bien ancrée chez plusieurs individus que leur statut d’homme, au sein du couple, légitimise, dans une certaine mesure, le recours à la violence. Or, dans une société qui tend vers l’égalité entre les sexes, nous devons encore travailler fort pour extraire cette idée ou encore celle, tout aussi bien ancrée, « qu’il y a parfois des circonstances atténuantes à dépasser les bornes ». Ces croyances soulagent la culpabilité, donnent bonne conscience… Mais elles permettent surtout au conjoint violent d’éviter de faire un examen de conscience, de se regarder dans le miroir.

On ne saurait trop insister : nul n’a le droit d’utiliser les attributs de son sexe, ses forces, ou encore des moyens déloyaux au détriment de l’être aimé. Point. Concrètement, la situation conjugale est un déclencheur et l’homme à comportements violents réagit à ce qu’elle évoque de négatif en lui. Tant que le comportement « fonctionne » et qu’il est « toléré », il continue à être utilisé. Voilà pourquoi nous affirmons que la violence est un choix, non pas une maladie.