Table de Concertation en Violence Conjugale et Agressions à Caractère Sexuel de Laval

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Est-ce que vous avez été victime d’une agression sexuelle?

Index de l'article
Est-ce que vous avez été victime d’une agression sexuelle?
Définitions
Consentir à des contacts sexuels, ça implique…?
Statistiques
Saviez-vous que?
Les conséquences possibles chez les personnes victimes d’agression sexuelle
Trousse de réconfort
Décider de parler de l’agression sexuelle
Je veux trouver de l’aide
Toutes les pages

Saviez-vous que?

Saviez-vous que
La consommation de drogue et d’alcool ne peut excuser un geste d’agression sexuelle

Il arrive que certaines personnes qui commettent une agression sexuelle soient sous l’effet de l’alcool ou de la drogue. La consommation de ces substances peut entraîner une baisse des inhibitions et être utilisée, par la personne qui vous a agressé, comme prétexte pour expliquer ou excuser l’agression sexuelle. Le système de justice canadien n’accepte jamais cette défense en Cour. En fait, la personne qui commet une agression sexuelle demeure responsable de ses actes, même si elle a consommé de l’alcool ou de la drogue.

Une tenue vestimentaire ne peut provoquer une agression sexuelle

Il n’est pas rare d’entendre des phrases comme celles-ci : « Elle m’a provoqué en s’habillant ainsi », « Tu n’aurais pas dû t’habiller comme ça », « Pas étonnant qu’elle se soit fait agresser puisqu’elle s’habille de façon aguichante ». Ces fausses croyances jettent le blâme sur la victime et déresponsabilisent la personne qui a commis l’agression. En fait, peu importe la façon dont vous êtes vêtuE, quelque soit votre style vestimentaire, cela n’autorise jamais une personne à poser un geste d’agression sexuelle à votre égard.
 

Le silence n’est pas une forme de consentement

Plusieurs personnes qui ont été victimes d’agression sexuelle se sentent coupables et croient avoir consenti à des contacts sexuels, car elles n’ont rien dit.

Peut-être êtes vous resté silencieuse/silencieux parce que vous avez « figé » lors de cette agression? Peut-être ne saviez-vous pas comment repousser la personne? Peut-être aviez-vous peur? Pour toutes ces raisons (et bien d’autres), il est de la responsabilité de chacunE de vérifier le consentement de la personne avec laquelle on désire avoir des contacts sexuels. Le silence ne constitue en rien un consentement valide et recevable.

À tout moment, lors de contacts sexuels, vous pouvez choisir de dire « non »

Dans le contexte d’une activité sexuelle, il est important d’écouter l’autre. Il est faux de prétendre qu’un « non » veut dire autre chose que non. De plus, le fait de consentir à certains rapprochements ou à certaines activités sexuelles ne vous empêche pas de refuser certains gestes de la part de votre partenaire. À tout moment, vous pouvez choisir de ne pas aller plus loin. Dans cette circonstance, l’autre personne doit respecter votre demande et cesser sur le champ tous contacts ou activités sexuelles non désirés.

Le corps peut ressentir des sensations de plaisir au moment d’une agression sexuelle.

Certaines personnes vont réagir en ressentant des sensations de plaisir au moment d’une agression sexuelle. Cela ne signifie pas que la personne consent ou qu’elle apprécie l’agression. L’être humain, enfant ou adulte, ressent du plaisir lorsqu’il est touché et n’a pas de contrôle sur ce genre de réponse physiologique. On peut comparer cette réaction au mécanisme digestif, qui ne peut être arrêté lorsque l’estomac a entrepris de digérer des aliments. L’excitation sexuelle est une réponse réflexe, tout comme les rires et les contorsions impossibles à contrôler d’une personne qui se fait chatouiller.