Table de Concertation en Violence Conjugale et Agressions à Caractère Sexuel de Laval

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Communiqué 6 décembre 2013 : nier les inégalités met les femmes en danger

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Communiqué de presse.
Pour diffusion immédiate.

6 décembre : Nier les inégalités met les femmes en danger

Laval, le 6 décembre 2013 – La Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF), de concert avec la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval (TCVCASL), commémorent aujourd’hui le souvenir des 14 femmes qui ont été abattues le 6 décembre 1989, lors de la tuerie profondément misogyne et antiféministe de l’École Polytechnique.

Célébrant cette année son 25e anniversaire, la TCLCF admet avoir été fondamentalement marquée par le massacre du 6 décembre 1989, une date qui revêt une signification particulière dans son histoire. Le 5 décembre 1989, la veille de l’événement tragique et à peine une année après sa fondation (1988), la TCLCF et ses membres s’étaient rassemblées dans une rencontre régionale intitulée  Et si on se racontait le féminisme, dans le cadre des préparations du 50e anniversaire du droit de vote. Au lendemain de cette activité régionale, où les Lavalloises, en toute solidarité, avaient effectué le bilan de leurs luttes et réaffirmé leur féminisme, elles ont été confrontées au choc de cette violente manifestation d’une haine profonde envers les femmes et les féministes.

« Alors que la veille les Lavalloises traçaient des perspectives pour le futur, le lendemain l’onde de choc d’un drame inimaginable les ramène à la dure réalité : rien n’est jamais acquis pour les femmes, les avancées sont fragiles et être féministe demeure une position politique dangereuse…», souligne Marie-Eve Surprenant, coordonnatrice de la TCLCF.

Dans le cadre d’une rencontre de concertation tenue hier, les membres de la TCLCF se sont remémoré leurs actions dans la lutte contre les violences envers les femmes et ont observé une minute de silence pour honorer les victimes du massacre de la Polytechnique.

TCLCF et la TCVCASL appuient,  dans le cadre des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes, qui prend fin aujourd’hui, la campagne médiatique Nier les inégalités met les femmes en danger. À cet effet, elles déplorent les discours antiféministes qui portent atteinte au travail mené par les organisations de lutte contre les violences faites aux femmes en renforçant le mythe de l’égalité atteinte entre les sexes et en affirmant la symétrie de la violence.

« En banalisant des violences conjugales et sexuelles, et en niant l’existence des inégalités sociales entre les femmes et les hommes, les groupes porteurs de ces discours favorisent l’acceptation et la tolérance des violences dont les femmes sont victimes, » affirme Ève-Marie Lampron, coordonnatrice de la TCVCASL.

« Nier l’existence même de cette problématique, ainsi que ses causes, rend les femmes plus vulnérables aux violences et contribue à maintenir les rapports de domination des hommes sur les femmes, » d’ajouter Marie-Eve Surprenant, coordonnatrice de la TCLCF.

La TCLCF, la TCLVCASL et leurs membres reconnaissent que, tout comme les victimes de la tuerie de la Polytechnique, les femmes sont victimes de violence parce qu’elles sont des femmes. À l’heure actuelle où ce fléau social continue à faire des ravages et des victimes, les deux regroupements réaffirment leur engagement à combattre les inégalités entre les sexes et les violences faites aux femmes.

 

*La Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) est un regroupement régional travaillant avec ses membres à l'amélioration de la qualité et des conditions de vie des femmes, tant aux plans social, économique et politique. Depuis plus de vingt ans, la TCLCF, qui représente plus de 30 000 Lavalloises, développe un espace de solidarité entre les groupes de femmes de Laval en plus d’initier des actions collectives pour une véritable égalité entre les sexes.

* La Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval (TCVCASL) est un regroupement régional composé de membres oeuvrant  en violence conjugale et  agressions  à caractère  sexuel. Grâce à  son  approche   terrain,   la  TCVCASL vise  à sensibiliser et informer la population en général et à former ses membres en particulier et ce, sur la base d’une analyse multifactorielle et dans une perspective de transformation sociale.

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